La legende du lac Baikal

Publié le par Sandrine et Julien

" La Mer glorieuse", ou Grand Baïkal, Source de vie sacrée dont on chante tous les bienfaits lors de fêtes, est le père honoré de 336 fils qui sont les 336 rivières qui l'alimentent. Parmi cette nombreuse progéniture, sa fille unique, Angara (seule rivière qui part du Baïkal), à la beauté incomparable tient une place de choix dans le coeur de son père, qui l'adore véritablement. Désireux de la marier de la plus belle manière, il lui a trouvé un fiancé digne de toutes ses qualités, un voisin riche et généreux, le fleuve Irkout. Un brillant avenir semble ainsi se dessiner jusqu'à ce matin où la conversation de deux mouettes attire l'intérêt de la belle Angara : - il est particulièrement fort et vaillant, dit l'une d'entre elles, car il prend sa source dans les hautes montagnes de Saïan, toujours enneigées, Ensuite il traverse les rochers, d'immenses steppes, des villes, des villages et se jette dans la mer la plus froide du monde... Bref, elle ne tarit pas d'éloges concernant le magnifique Ienisseï, ajoutant qu'elle n'a jamais vu de fleuve dont la beauté et la puissance soient égalées... Il n'en faut pas plus pour troubler Angara et piquer sa curiosité jusqu'à l'obsession. N'en dormant plus, y pensant tout le jour, elle finit par se jeter aux pieds de son père afin d'obtenir l'autorisation d'aller rencontrer ce beau prince. Baïkal refuse. Il ne peut imaginer sa fille vivant si loin de lui. De plus il ne peut reprendre la parole qu'il a donné à Irkout en lui promettant Angara. - Mon père, ne m'obligez pas à épouser Irkout !... C'est Ienisseï que j'aime !... Baïkal n'en démord pas et de colère cache sa fille au plus profond de ses eaux, espérant qu'elle finira par entendre raison. Mais une nuit, profitant du sommeil du Lac, elle parvient à s'enfuir. Inisseï en l'apprenant vole à sa rencontre, la prend dans ses bras et l'emporte au pays des brumes bleues... Lorsque Baïkal apprend la nouvelle, il entre dans une rage folle, arrache un rocher d'une proche montagne et le lance vers la fuyarde...Mais trop tard, elle est déjà bien trop loin. Depuis, désespéré lorsqu'il vient à penser de nouveau à sa fille, Baïkal soulève un vent de tempête sur la surface de ses eaux et les déchaîne... Quant au rocher, il porte le nom de "Pierre du Chaman" et c'est lui qu'on aperçoit au milieu de l'Angara...

 

 

Publié dans baikalieaventure

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